PHILAPOSTEL

Jusqu'au 18-11-2016

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L'Association des Collectionneurs
de La Poste et d'Orange

Philatélistes, cartophiles, numismates, toutes collections

Château d'Amboise (Indre-et-Loire)

Émissions de timbres
Émission TP février 2020
Carnet « Effets papillons »

© La Poste 2020. Mise en page de Sylvie Patte et Tanguy Besset.
Photographies illustrant les timbres :
1ère ligne de gauche à droite :
- Zèbres des plaines © Martin Harvey / Biosphoto
- Tigre de Sibérie © Minden / hemis.fr
- Couple de lions © Martin Harvey / Biosphoto
- Phoque gris © Flpa / Hemis.fr
- Ours polaire © Paul Souders / Biosphoto
- Manchots royaux © Martin Zwick / Photoshot / Biosphoto
2e ligne de gauche à droite :
- Flamants roses © Alain Fournier / Biosphoto
- Lama © HUGHES Hervé / hemis.fr
- Grenouilles vertes © image BROKER/ hemis.fr
- Héron crabier © Jean-Jacques Alcalay / Biosphoto
- Goéland argenté © Minden / hemis.fr
- Rorqual à bosse © PALANQUE Denis / hemis.fr
Photographies illustrant la couverture :
- Zèbres des plaines © Martin Harvey / Biosphoto
- Ours polaire © Paul Souders / Biosphoto

La Poste émet un carnet de 12 timbresposte avec des photos de douze animaux, une ode à la diversité.

Ce carnet est une ode à la biodiversité. Douze espèces sont représentées, les zèbres des plaines, le tigre de Sibérie, un couple de lions, le phoque gris, l’ours polaire, les manchots royaux, les flamants roses, le lama, les grenouilles vertes, le héron crabier, le goéland argenté et le rorqual à bosse. Ces animaux sont majestueux, sous le soleil, se reflétant dans l'eau ou en liberté. Reflet ou réalité, l’effet miroir donne la pleine plénitude d’un moment… Quel que soit le sens dans lequel nous prenons ces timbres, la force et la vitalité de ces animaux sont bien présentes.

Cependant cet équilibre est précaire car pour le tigre de Sibérie, l'ours polaire et les lions leur devenir est préoccupant.

Affranchissement pour Lettre verte 20g

10
févr.
2020
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Jacqueline de Romilly 1913 - 2010

© La Poste 2020. création Éloïse Oddos, gravure Pierre Albuisson d'après photo © Françis Apesteguy.

La Poste émet un timbre à l’effigie de Jacqueline de Romilly à l’occasion du 10e anniversaire de sa disparition.

« Professeur dans l’âme » : c’est ainsi que l’illustre helléniste, fille et petite-fille de professeur, aimait à se définir. Née en mars 1913, Jacqueline David – future Jacqueline de Romilly – n’a pas connu son père, brillant normalien, philosophe, mort au champ d’honneur en octobre 1914, mais sous l’égide de sa mère, elle a marché sur ses traces. Première lauréate féminine du concours général, elle obtient en 1930 le premier prix de version latine et le deuxième prix de version grecque. C’est le premier titre de gloire de cette pionnière qui, dès lors, ne cessera plus de briller dans le domaine des lettres classiques.

Normalienne, agrégée de lettres classiques, professeur de langue et littérature grecques à l’université de Lille puis à la Sorbonne, elle est en 1973 la première femme élue au Collège de France, bientôt la première femme élue à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1975) et la deuxième femme élue à l’Académie française (1988), après Marguerite Yourcenar, mais « la première à y siéger vraiment ».

Éminente spécialiste de Thucydide, l’historien de la guerre du Péloponnèse qui opposa Athènes à Sparte de 431 à 404 avant J.-C., elle en renouvelle l’interprétation dans sa thèse, Thucydide et l’impérialisme athénien, puis consacre vingt ans à traduire et éditer les huit livres de son oeuvre (1953-1972). Si Thucydide est « l’homme de sa vie », elle écrit aussi sur Homère, Hérodote, Eschyle, Euripide, Platon et jusqu’à Plutarque, faisant revivre la Grèce antique et son inépuisable confiance dans la grandeur de l’homme. Les Grecs, reconnaissants, lui confèrent la nationalité grecque (1995) et la nomment en 2000 ambassadrice de l’hellénisme.

Quand la transmission de ce précieux héritage lui semble menacée, elle écrit L’enseignement en détresse, puis fonde l’association SEL pour la Sauvegarde des enseignements littéraires (1992) et milite vaillamment malgré la cécité qui la frappe, continuant à publier essais, manifestes, romans et nouvelles où l’on découvre le charme, l’humour et la gaieté de cette grande dame, sa générosité et son courage aussi.

Une leçon de vie…

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20g

10
févr.
2020
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Marie-Guillemine Benoist, 1768 – 1826
Portrait présumé de Madeleine

© La Poste 2020.
Mise en page Mathilde Laurent d’après photo
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot.

La Poste émet un timbre de la série artistique représentant une oeuvre de Marie-Guillemine Benoist, artiste peintre.

Fille d’un fonctionnaire de l’Ancien Régime, Marie-Guillemine de Laville-Leroulx (Paris, 1768-1826) était douée pour la peinture. La ruine de son père l’arracha à l’oisiveté des jeunes filles de bonne famille. Elle en fit son métier, formée par deux maîtres éminents, la portraitiste Élisabeth Vigée-Lebrun, puis Jacques-Louis David, chef de file du retour au classicisme. En 1793, elle épousait secrètement Pierre-Vincent Benoist, banquier royaliste poursuivi comme conspirateur. Disposant après la Terreur d’un atelier au Louvre, présentant régulièrement ses oeuvres au Salon, Marie-Guillemine Benoist fut récompensée d’une médaille de première classe en 1804.

Pensionnée par le gouvernement, elle ouvrit un atelier pour femmes peintres. Mais en 1814, en plein succès, elle fut contrainte de renoncer à sa carrière pour ne pas nuire à celle de son époux, nommé conseiller d’État…

Ce tableau fit sensation en 1800. Six ans après l’abolition de l’esclavage par la Convention, le 4 février 1794, à la suite du soulèvement des esclaves de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti), ce portrait d’une femme noire, incarnation des populations des colonies émancipées par la loi, marque une véritable révolution picturale. Pour la première fois, une artiste célèbre la beauté féminine tout en affirmant l’africanité de son modèle. En donnant à la jeune femme la pose de la célèbre Fornarina peinte par Raphaël, Marie-Guillemine Benoist prend soin de l’inscrire dans une prestigieuse lignée picturale. Jadis intitulé Portrait d’une négresse, ce chef-d’oeuvre a été rebaptisé par le Louvre Portrait d’une femme noire au début des années 2000. Présenté en 2019 au musée d’Orsay à l’exposition « Le Modèle noir, de Géricault à Matisse », il a aujourd’hui retrouvé l’identité de son modèle, Madeleine, une domestique guadeloupéenne, peut-être une esclave affranchie, employée par le beau-frère de l’artiste. Le tableau et son modèle sont désormais des icônes, connus et admirés dans le monde entier.

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20g-100g

10
févr.
2020
Télécharger le communiqué de presse

Mise en ligne : 05/12/2019 - Dernière mise à jour : 11/12/2019