Ephéméride
Norbert - Claude
06 juin

Norbert

Chapelain de son cousin l'empereur d'Allemagne, au XIIe siècle, Norbert mène une vie dissipée avant de soudain se convertir à 35 ans. Il devient prêtre et parcourt les villes en prêchant l'Évangile.

À Prémontré, dans la forêt de Laon, il fonde une communauté religieuse. Son ami le bienheureux Hugues de Fosses en définit l'organisation en s'inspirant de l'exemple de son contemporain, saint Bernard de Cîteaux. Les Prémontrés ont la particularité d'être des chanoines, c'est-à-dire des prêtres vivant ensemble selon une règle (kanon en grec).

Norbert meurt à Magdebourg où il a été nommé archevêque et entrepris de réformer le clergé. Sa vie est exemplaire du renouveau religieux de l'époque romane qui voit fleurir églises et abbayes.

Claude

Évêque de Besançon. D'abord militaire, il embrassa la vie monastique à Condat dans le Jura avant d'être élu évêque de Besançon. Mais dès qu'il le put, il résilia cette charge pour rejoindre la solitude.

Source Hérodote

18e jour du mois de Prairial dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du pavot.

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16e jour des Gémeaux.

Dictons du jour

Les bains que prend Saint-Norbert inondent toute la terre

Saint-claude emplit seaux et pipes

Prénoms du jour

Bonne fête aux Claude et ses variantes masculines Claudel, Claudi, Claudien, Claudio, Claudius et Claudy et féminines Claudette, Claudie, Claudia et Claudy.
Norbert, et ses formes féminines Norberte et Norbertine.
Et aussi aux Agobard
Goal, et ses dérivés bretons : Guoidwal, Guidguale, etc.
Gurval, et ses dérivés bretons : Gurwal, etc.
Marcellin et ses variantes Marcelin et Marcellino.

Ils se prénomment aussi Norbert

Ils se prénomment aussi Claude

Événements

  • 48 av. J.-C. : César vainc Pompée à Pharsale
  • Le 9 août selon le calendrier d'avant la réforme julienne, Jules César et son allié Antoine battent l'armée de Pompée à Pharsale, en Grèce...

  • 1391 : L'Espagne découvre l'intolérance
  • À Séville, deux synagogues sont converties en églises. L'affaire s'accompagne de nombreux meurtres et de rapines contre la communauté juive de la ville...

  • 1654 : Abdication de Christine de Suède
  • Après dix ans de règne personnel, Christine de Suède (28 ans) abdique solennellement à Uppsala au profit de son cousin, Charles X Gustave. C'en est fini de la dynastie des Vasa...

  • 1944 : Le débarquement de Normandie
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    À l'aube, 4 266 navires de transport et 722 navires de guerre s'approchent des côtes normandes avec pas moins de 130 000 hommes, sous la protection de plus de 10 000 avions. Cette opération aéronavale du nom d'« Overlord » (suzerain en français), la plus gigantesque de l'Histoire, était attendue par tous les Européens qui, en Europe occidentale, luttaient contre l'occupation nazie.

    Le débarquement est placé sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower, assisté des généraux Omar Bradley et George Patton ainsi que du maréchal britannique Bernard Montgomery. L'Abwehr (services secrets allemands) et le feld-maréchal Erwin Rommel, commandant des forces allemandes de Normandie, sont induits en erreur sur le lieu du débarquement par l'opération « Fortitude ».

    Deux mois après le Jour J (« D Day » en anglais) et le débarquement sur les plages aux noms codés Utah et Omaha (troupes américaines), Gold (troupes britanniques), Juno (troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques), 2 millions d'hommes, 438 000 véhicules et 3 millions de tonnes de matériels ont déjà foulé le sol français et entamé leur progression vers Berlin...

  • 1982 : Israël déclenche la guerre du Liban
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    Après ses victoires sur ses voisins arabes lors des guerres des Six Jours et du Kippour, Israël doit admettre que la résistance palestinienne n'est pas morte, même si elle se manifeste de façon plus diffuse.

    Le gouvernement de Menahem Begin croit pouvoir la vaincre en attaquant le 6 juin 1982 le Liban, justement miné par des graves divisions internes liées à l'attitude à adopter face aux combattants palestiniens repliés dans le pays. Baptisée « Paix pour la Galilée », l'invasion se soldera par une victoire amère et une défaite diplomatique, illustrées par l'assassinat du président libanais Béchir Gemayel et les massacres des camps de Sabra et Chatila...

    Naissances

  • Diego Velasquez
    Né en 1599 à Séville (Espagne) - Décédé le 6 août 1660 à Séville (Espagne)
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    Diego Velasquez, natif de Séville, a une vingtaine d'années seulement quand il monte à Madrid et devient l'un des peintres attitrés du roi. Ses portraits d'un réalisme remarquable lui valent de devenir le peintre officiel de la Cour d'Espagne mais son génie s'étend à tous les domaines de l'art... ■

  • André Jules Louis Chamson logo-af.gif
    Né en 1900 à Nîmes (Gard) - Décédé le 9 novembre 1983 à Paris 5e
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    D'origine cévenole, il est élevé dans la religion protestante. Après avoir étudié aux lycées d'Alès, puis de Montpellier, il est élève de l'École des chartes (promotion 1920), où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe.

    Militant au côté du Front Populaire, il fonde en 1935 le journal Vendredi, dont il devient directeur. Durant la Guerre d'Espagne, il s'engage aux côtés des républicains. Revenu en France, il devient conservateur de musée. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est à ce titre qu'il est rappelé pour diriger l'évacuation des chefs-d'œuvre du musée du Louvre vers le château de Chambord, avant l'arrivée des troupes allemandes dans la capitale. Durant l'occupation, il entre dans la Résistance dans les maquis du Lot. Il réside à Montauban entre septembre 1940 et mai 1943, où il va assurer la conservation des chefs-d'œuvre du musée du Louvre se trouvant au musée Ingres.

    À la Libération, il retrouve ses fonctions de conservateur de musée et est nommé au Petit Palais. Il devient directeur des Archives de France de 1959 à 1971.

    Il est élu membre de l'Académie française en 1956 au fauteuil n° 15. En 1957, il est élu Majoral du Félibrige (Cigalo de Tarn) et en 1958, mainteneur de l'Académie des Jeux floraux.

    Protestant, généreux et engagé, dans sa vie comme dans ses livres, il situe la plupart de ses récits dans le cadre des Cévennes, sa région natale (Roux le bandit, 1925 ; Les hommes de la route, 1927 ; Le crime des justes, 1928 ; La neige et la fleur, 1951 ; La tour de Constance, 1970). Il a pris la parole sept fois dans les Assemblées du Désert, grands rassemblements protestants organisés chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du Musée du Désert au Mas Soubeyran dans le Gard. Il a fait partie du comité de rédaction de la revue littéraire Europe lors de sa reparution en 1946. ■

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    Décès

  • Louise de La Vallière
    Né le 6 août 1644 à Tours - Décédé en 1710 à Paris
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    Dame d'honneur de Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, Louise de La Vallière boîte légèrement et apparaît à ses contemporains plus gracieuse que belle. En 1661, elle n'en séduit pas moins le roi, de 6 ans plus âgé qu'elle. Il est vrai qu'elle en est sincèrement amoureuse, l'aimant pour lui-même plus que pour sa fonction. Elle aura de lui 4 enfants dont deux survivront et seront légitimés : Mademoiselle de Blois, future princesse de Conti, et le comte de Vermandois.

    Culpabilisée par l'adultère, Louise de La Vallière se réfugie chez les Bénédictines de Chaillot mais l'impétueux Louis XIV l'en fait extraire de force ! Après sept ans de passion amoureuse, elle se voit supplantée dans le cœur du Roi-Soleil par Mme de Montespan, plus brillante et plus ambitieuse. À 30 ans, elle entre pour de bon au couvent, chez les Carmélites du faubourg Saint-Jacques, où elle meurt à 66 ans... ■

  • Nicole Mangin
    Née 11 octobre 1878 à Paris - Décédée en 1919 à Paris
  • Elle fut l'unique femme médecin affectée au front durant la Première Guerre mondiale. Mobilisée par erreur le 2 août 1914, elle occulte sa condition féminine et se porte volontaire pour exercer à Verdun.

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    À 18 ans, en 1896, elle entame des études de médecine à Paris. Elle travaille alors, au côté de son mari, à l'exploitation du champagne. En 1903, elle divorce et revient à la médecine et présente sa thèse sur les poisons cancéreux en 1906. Lors du Congrès international de Vienne en 1910, elle représente la France au côté d'Albert Robin et intègre en 1914 son dispensaire anti-tuberculeux à Beaujon. Elle effectue des recherches sur la tuberculose, sur le cancer et signe différentes publications. Lorsque la guerre éclate, elle se porte volontaire sous le nom de Docteur Girard-Mangin. L'administration ne doute pas un seul instant que ce docteur fut un homme. Elle est affectée au soin des typhiques du secteur de Verdun qui croule sous les bombes le 21 janvier 1916. Lorsque l'ordre d'évacuation est donné, Nicole Girard-Mangin ne peut se résoudre à abandonner les neuf blessés qu'elle a en charge. Lorsqu'il est question d'évacuer cinq soldats nécessitant une hospitalisation, elle prend la tête du convoi, au mépris des obus qui pleuvent, au mépris de ses propres blessures.

    En décembre 1916, malgré ses nombreux heurts avec l'administration militaire, elle est nommée médecin-major. Elle est alors affectée à Paris où elle se voit confier la direction de l'hôpital Édith Cavell, rue Desnouettes. Après guerre, elle s'investit au sein de la Croix-Rouge et donne des conférences sur le rôle des femmes durant la Grande Guerre. Préparant une tournée internationale, elle est retrouvée morte, peut-être victime d'un surmenage, d'une overdose médicamenteuse, le 6 juin 1919. Athée, ses funérailles et sa crémation se déroulent au Père Lachaise avant l'inhumation dans le caveau familial à Saint-Maur-des-Fossés. Jamais, elle ne reçut ni citation, ni décoration. ■

    Wikipedia